Une journée pour rendre visible ce qui ne l’a pas toujours été
Pendant longtemps, le sport féminin a existé dans un angle mort médiatique. Moins diffusé. Moins financé. Moins commenté. Et pourtant, les femmes ont toujours été là. À s’entraîner. À performer. À gagner. La Journée internationale du sport féminin, célébrée chaque 24 janvier, a un objectif clair : remettre les sportives au centre du jeu. Pas comme une exception. Pas comme une curiosité. Mais comme une évidence. Ce n’est pas une journée contre quelqu’un. C’est une journée pour quelque chose : la reconnaissance.
Pourquoi le 24 janvier est devenu une date clé
Cette date n’a rien d’anodin. Elle symbolise la volonté de créer un rendez-vous annuel, visible, lisible, médiatisé, autour du sport pratiqué par les femmes. Chaque année, cette journée sert à :
- Valoriser les performances féminines.
- Encourager la pratique sportive chez les jeunes filles.
- Interroger les inégalités persistantes.
- Mettre en avant des parcours inspirants.
En 2026, le contexte est particulier. Le sport féminin n’est plus marginal. Il est en pleine transformation. Et cette journée agit comme un miroir de cette évolution.
Sport féminin : des progrès réels, mais encore fragiles
Il serait malhonnête de dire que rien n’a changé. Les choses avancent. Lentement parfois. Mais elles avancent. Aujourd’hui :
- Les compétitions féminines attirent de plus en plus de public.
- Les athlètes prennent la parole et imposent leur voix.
- Les jeunes générations s’identifient davantage à des modèles féminins.
Mais derrière ces avancées, les écarts restent flagrants. Salaires, temps d’antenne, sponsoring, reconnaissance institutionnelle… Le sport féminin continue de devoir prouver ce que le sport masculin n’a jamais eu à justifier. Et c’est précisément pour cela que cette journée compte.
Des sportives qui inspirent bien au-delà du terrain
Ce qui rend le sport féminin si puissant, ce n’est pas uniquement la performance. C’est le récit qui l’accompagne. Les sportives racontent :
- La persévérance face aux obstacles.
- La gestion du doute et de la pression.
- L’équilibre entre vie personnelle et exigences physiques.
- La reconquête de la confiance en soi.
Ces histoires dépassent largement le cadre du sport. Elles parlent à toutes les femmes. À celles qui hésitent. À celles qui recommencent. À celles qui pensent être "trop vieilles", "pas assez fortes", "pas légitimes". La Journée internationale du sport féminin agit alors comme un amplificateur d’émotions et d’identification.
Pourquoi cette journée concerne aussi celles qui ne font pas de sport
Vous pensez que cette journée ne vous concerne pas parce que vous ne faites pas de sport ? C’est une erreur très fréquente. Le sport féminin parle de :
- Place des femmes dans l’espace public.
- Rapport au corps.
- Confiance et estime de soi.
- Droit à l’ambition.
Même sans baskets ni chronomètre, vous êtes concernée. Parce que ce qui se joue là dépasse largement la pratique sportive. Il s’agit de représentation. De légitimité. De liberté.
Le sport comme outil d’émancipation féminine
Pour beaucoup de femmes, le sport a été un déclencheur. Une révélation. Une reconquête. Il permet :
- De se réapproprier son corps.
- De se fixer des objectifs personnels.
- De ressentir sa propre puissance.
- De sortir des injonctions esthétiques.
La Journée du 24 janvier rappelle que le sport n’est pas réservé à une élite, à un âge précis ou à une morphologie particulière. Il est multiple. Accessible. Adaptable. Et surtout, il est profondément libérateur.
Ce que le sport féminin dit de notre société en 2026
Observer la place du sport féminin, c’est observer l’état de la société. En 2026, cette journée révèle :
- Une attente forte d’égalité réelle.
- Une remise en question des stéréotypes.
- Un besoin de nouveaux modèles.
- Une envie collective de récits plus justes.
Le sport devient alors un terrain d’expression sociale. Un espace où les combats se rendent visibles. Où les victoires dépassent les podiums.
Comment célébrer concrètement cette journée
Il n’est pas nécessaire d’être athlète pour marquer le coup. Vous pouvez :
- Regarder une compétition féminine.
- Partager un parcours inspirant.
- Encourager une jeune fille à essayer un sport.
- Vous autoriser, vous aussi, à bouger différemment.
Parfois, un simple regard posé autrement suffit à faire évoluer les choses.
Le mot de la fin
Le 24 janvier 2026 n’est pas qu’une date sur un calendrier. C’est un rappel. Un signal. Une invitation. Celle de regarder le sport féminin non plus comme une alternative, mais comme une évidence. Celle de reconnaître la force, la discipline et la détermination des femmes, sur le terrain comme dans la vie. Et peut-être, au passage, de se rappeler que chaque femme porte en elle une forme de puissance qu’elle n’a pas toujours appris à célébrer.





















